Portage salarial : comment déterminer sa rémunération ?

Le 24 septembre 2020

Portage salarial : comment déterminer sa rémunération ?Vous êtes un consultant et vous découvrez le portage salarial ? Ce type de contrat comporte des spécificités particulières par rapport aux indépendants et aux salariés de droit commun. Il est alors essentiel de bien appréhender les différents volets de la rémunération. Notre article vous explique ces points cruciaux afin de déterminer correctement sa rémunération en portage salarial.

 

La rémunération chez les indépendants

Les indépendants déterminent leur rémunération grâce au chiffre d’affaires réalisé. Ainsi, celle-ci peut être variable, voire potentiellement nulle durant les premiers mois de création d’une entreprise.

Les indépendants sont également soumis à des contraintes réelles en matière de rémunération. Ainsi, lorsqu’ils commencent un nouveau projet pour un client, les professionnels indépendants doivent souvent attendre le terme de la prestation pour percevoir les honoraires. Il peut alors se passer plusieurs semaines ou mois avant d’obtenir l’entièreté de la prestation.

Par ailleurs, les clients mauvais payeurs peuvent avoir une incidence réelle sur l’activité d’un indépendant. Les honoraires non perçus pénalisent directement l’indépendant qui peut ensuite avoir des difficultés à régler ses charges courantes. Comme nous allons le voir plus bas, le portage salarial permet d’éviter l’ensemble de ces problèmes et apporte des protections supplémentaires.

Portage salarial : le cadre légal du bulletin de paie

Le bulletin de paie, en portage salarial, diffère légèrement de ce que les salariés « classiques » peuvent connaître. Ainsi, le calcul de la rémunération nette ne se fait pas seulement à partir de la rémunération brute.

Les consultants en portage salarial demeurent des entrepreneurs. Leur rémunération se base alors sur le chiffre d’affaires réalisé grâce aux honoraires perçus sur leurs prestations. Ce chiffre d’affaires va subir plusieurs « prélèvements » :

  • Les frais de gestion (que nous abordons plus bas en détail).
  • Les provisions et réserves. Elles permettent de continuer à percevoir une rémunération en cas de baisse d’activité temporaire.
  • Les cotisations patronales et salariales. Ces cotisations correspondent à ce que les salariés de droit commun connaissent.
  • L’impôt sur le revenu. Depuis le 1er janvier 2019, l’impôt sur le revenu est payé à la « source » de ses revenus et apparaît ainsi sur les bulletins de paie des professionnels.

Ainsi, en règle générale, la rémunération nette correspond à la moitié des honoraires perçus. Cette règle permet alors de réfléchir au mieux au niveau de rémunération que l’on souhaite atteindre.

Déterminer sa rémunération : l’importance du seuil de rentabilité

Avant de déterminer précisément sa rémunération, il est essentiel de fixer son seuil de rentabilité. Cet indicateur permet d’évaluer le niveau de chiffre d’affaires nécessaire pour couvrir l’ensemble de ses charges. Le seuil de rentabilité offre une lisibilité quant à l’atteinte de ses objectifs de rémunération.

Afin de calculer le seuil de rentabilité de son activité, il est essentiel de connaître deux types de charges :

  • Les charges variables. Il s’agit de dépenses qui évoluent en fonction du volume du chiffre d’affaires. En règle générale, cela va concerner davantage les secteurs du commerce, l’agriculture, l’industrie ou le bâtiment. Les métiers du consulting ont, sauf cas exceptionnels, relativement peu de charges variables.
  • Les charges fixes. Ces dépenses surviennent quoiqu’il arrive et sont à régler, y compris durant les mois sans clientèle. Parmi ces dépenses, on retrouve les abonnements aux logiciels, les frais de location, les consommations énergétiques.

Ainsi, la détermination du niveau de charges (qu’elles soient fixes ou variables) permet d’identifier le chiffre d’affaires à atteindre. Le consultant en portage salarial peut ensuite déterminer le prix de ses prestations en conséquence.

Optimiser sa rémunération en portage salarial : nos conseils

Comme nous l’avons vu plus haut, il est possible d’augmenter sa rémunération nette en diminuant son seuil de rentabilité. Ainsi, un consultant en portage salarial peut appliquer les dispositions suivantes :

  • La diminution des charges locatives. Un consultant en portage salarial peut librement choisir son lieu de travail. Il peut ainsi opter pour un travail depuis son domicile ou directement dans les locaux de l’entreprise cliente.
  • L’investissement dans un matériel de haute qualité. Il est, en effet, préférable d’opter directement pour des équipements (informatiques, numériques, logiciels…) de haute qualité dans l’optique d’éviter de devoir les renouveler régulièrement.
  • La prise en compte des frais professionnels. Un consultant peut avoir des frais en lien avec la réalisation de ses missions (déplacements, hébergement, achats divers…). Ces frais peuvent être déclarés dans le bulletin de paie du salarié porté. Cela a l’avantage de diminuer le niveau de cotisations et, in fine, d’augmenter la rémunération nette à chiffre d’affaires constant.

Nous déconseillons de chercher à diminuer le montant des frais de gestion versé à l’entreprise de portage salarial comme nous le précisons plus bas.

L’importance des frais de gestion en portage salarial

Une société de portage salarial facture des frais de gestion aux consultants dont elle a la charge. Ces frais de gestion sont fixés, en règle générale, aux alentours de 8 à 10 %. Ainsi, ces montants sont prélevés directement et automatiquement sur la base du chiffre d’affaires mensuel réalisé. Ces frais de gestion permettent donc de couvrir l’ensemble des prestations fournies par l’entreprise de portage.

Certaines entreprises de portage salarial proposent des frais de gestion de 3, 2 ou même 1 %. Il est alors essentiel de ne pas se précipiter sur ce type de propositions commerciales. En effet, si la baisse des frais de gestion augmente mécaniquement la rémunération nette, un taux trop bas cache des inconvénients réels et trop souvent des frais cachés.

Ainsi, lorsque les frais de gestion sont trop bas, les services de l’entreprise de portage risquent d’être de mauvaise qualité. Cela signifie alors que le consultant en portage va devoir réaliser lui-même un ensemble de tâches. Il risque donc de commettre des erreurs et de subir des pénalités financières de l’administration fiscale.

Dans certaines situations, entre le temps perdu et les pénalités, des frais de gestion très bas ne représentent pas un gain de rémunération. Sans compter qu’un accompagnement faible de la part d’une entreprise de portage génère du stress et de l’inquiétude. Il est donc préférable de choisir une entreprise de portage salarial proposant un accompagnement complet et expert, permettant de sécuriser son activité et de développer son portefeuille client.



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