Comment louer un logement lorsqu’on est consultant indépendant ?

Le 26 mai 2021

Comment louer un logement lorsqu’on est consultant indépendant ?

Si le statut de travailleur indépendant présente des avantages indéniables, il présente quelques limites. Par exemple, louer un logement en étant à son compte représente un véritable défi pour la plupart des freelances, les propriétaires ayant tendance à privilégier les salariés en CDI. Voici quelques conseils pour augmenter ses chances de convaincre les bailleurs.

Calculer son budget

Pour les propriétaires, le locataire idéal doit disposer d’un CDI stable (après période d’essai) et d’un salaire correspondant à au moins 2,7 fois le montant du loyer incluant les charges ou le triple de son montant hors charges. L’irrégularité des revenus, propre aux indépendants, représente par conséquent un frein à l’accès à une location. Sur ce point, le portage salarial est intéressant, puisque le consultant dispose du statut de salarié tout en jouissant d’une totale autonomie.

Ces critères sévères n’empêchent pas de se préparer, en commençant par calculer son budget. Pour cela, il faut déduire de son chiffre d’affaires estimatif les charges courantes (alimentation, électricité et eau, abonnement téléphonique et internet, charges sociales, impôts et taxes…). La connaissance du loyer maximum adapté à sa situation financière permet de mieux cibler les recherches.

Constituer un dossier complet

Pour éviter de perdre du temps lorsque l’on déniche un appartement répondant à ses critères, mieux vaut anticiper le montage du dossier. La liste des documents exigibles est encadrée par la loi, les propriétaires ne peuvent donc pas demander davantage. Voici les pièces à inclure (des copies suffisent) :

  • Pièce d’identité (carte d’identité, passeport) en cours de validité.
  • Justificatifs de domicile : les 3 dernières quittances de loyer avec courrier du précédent bailleur attestant de l’absence d’arriérés, attestation sur honneur de l’hébergeant actuel, dernier avis de taxe foncière ou encore le titre de propriété de la résidence principale.
  • Justificatifs de l’activité professionnelle : numéro de SIRET, copie de l’attestation de déclaration d’activité obtenue auprès de l’URSSAF, certificat d’identification de l’INSEE.
  • Justificatifs de revenus : deux derniers avis d’imposition, bilans des deux exercices précédents, attestation de l’expert-comptable concernant les revenus actuels ou contrats en cours avec précision de la durée et du montant des honoraires.

Trouver un garant

En assurant le paiement en cas d’incapacité du locataire, le garant apporte une sécurité supplémentaire au propriétaire. Pour prouver sa solvabilité, il doit disposer d’un salaire unique ou combiné trois fois plus élevé que le montant du loyer.

Si les proches ne satisfont pas à ce critère, il est possible de s’adresser à des organismes spécialisés dans la fourniture de services aux non-salariés, dont une garantie logement, en contrepartie du paiement d’une commission équivalant à 3 % ou 5 % du montant du loyer.

Contourner les agences

Pour éviter les frais et les contraintes, il peut s’avérer judicieux de se tourner vers des propriétaires disposés à louer en direct à des actifs indépendants. Les plateformes de location entre particuliers affichent de nombreuses offres. La clé pour les convaincre :

  • rédiger une lettre de motivation accompagnant la copie des bilans et autres justificatifs de ressources ;
  • prévoir une rencontre pour expliquer son activité, ses missions en cours, etc.

Attention toutefois, le risque quand on ne passe pas par une agence est de tomber sur des escrocs. Par conséquent, il ne faut jamais payer d’avance (pour « réserver » le logement par exemple) avant la signature d’un bail.



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